Droit des pauvres ....pauvres droits !

vendredi 28 octobre 2011
par  Pôle diocésain de solidarités

DROIT DES PAUVRES....PAUVRES DROITS !

A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le Centre d’études et d’action sociale (C.E.A.S.) et l’Antenne sociale du diocèse ont organisé ce 17 octobre 2011 au Carmel (13 rue des Ursulines à Tours) une conférence-débat intitulée « Droits des pauvres…pauvres droits » avec, pour objectif, de mettre cartes sur table et d’enclencher un changement.
Le responsable du C.E.A.S., Hubert Debourdeau, a présenté les nombreux intervenants : Diane Roman (universitaire), Gilles Michaud (magistrat), Rémi Audebert et Delphine Luçon (avocats), les représentants de trois associations (l’Entraide ouvrière, le Secours populaire et la CIMADE) ainsi que Dominique Gerbaud (ancien rédacteur en chef de La Croix). Ce dernier, qui assurait le rôle d’animateur, a immédiatement rappelé la question à laquelle il fallait ce soir répondre : « Est-ce que le droit peut faire reculer la pauvreté ? ».
Il n’est pas rare que les personnes en situation de pauvreté soient méfiantes par rapport au monde de la justice : le juge, l’avocat, l’huissier sont tous à mettre dans le même sac. Tout est joué d’avance et d’ailleurs le juge est de connivence avec le riche, voire avec l’avocat du riche. De plus, le droit est très complexe : il y a un foisonnement de textes (lois, décrets, arrêtés, circulaires) dont certains peuvent se contredire. A tel point que même un universitaire peut s’y perdre et qu’il faut avoir à faire à des avocats spécialisés pour chaque type de litige (surendettement, enfance en danger, violences domestiques, accès au logement, droit des étrangers). L’accès direct au droit qui est donc impossible pour un français moyen, l’est encore moins pour une personne illettrée.
Pourtant, et les droits visant à protéger les plus pauvres et les recours correspondants existent. Par exemple, la constitution française, la loi (loi DALO de 2006) et différentes circulaires qui prévoient que les pouvoirs publics ont l’obligation de loger toute personne présente sur le territoire. En fait, ce texte n’est pas appliqué. Faut de moyens, dit-on ? Mais la France est un pays riche, l’argent existe ; il n’est simplement pas utilisé là où il faut. C’est donc un problème de choix politiques. A chacun de nous d’exercer son droit de vote.
Néanmoins voter ne suffit pas. Ne serait-ce que parce qu’on ne parle que rarement des plus pauvres dans les programmes des candidats. Mais les hommes politiques ne sont pas sourds pour autant. Si les associations arrivent à mobiliser un grand nombre de citoyens et qu’il se dégage un consensus d’opinion pour faire reculer la pauvreté, alors les choses peuvent changer. C’est tout le sens de l’initiative du C.E.A.S. et de l’Antenne sociale de ce soir.


Texte et photos : Jean-Marie BEAUVAIS, 21 octobre 2011, pour le diocèse de Tours
 


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